8 août 2017

Les larmes d'Ipacheta - Interview avec Aurélie Genêt





http://blog.nats-editions.com/2017/07/les-larmes-dipacheta-interview-avec.html
Les larmes d'Ipacheta

Née sous une pluie sanglante, les larmes d’Ipacheta, la princesse Setun est vouée à une destinée hors du commun. Son père, le grand prêtre de la cité-pyramide Atasuyo, en est certain : son sacrifice mettra fin à la terrible malédiction qui s’abat sur le pays.
Mais guidée par une irrésistible soif de liberté et la certitude que son destin doit s’accomplir autrement, Setun s’enfuit à travers la jungle en compagnie de son fidèle loup blanc, d’un mystérieux petit garçon muet et d’une tayra dotée de la parole.

Les larmes d´Ipacheta est un roman fantasy où civilisation précolombienne, animaux extraordinaires, nymphes, esprits et divinités se mêlent… et ne sont pas que des légendes.

Parution le 28 août 2017
ISBN : 978-3-95858-147-0
e-ISBN : 978-395858-148-7
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Bonjour Aurélie ! 
Bonjour :)

Après La forêt des Murmures, nous te retrouvons avec Les larmes d’Ipacheta dans un univers totalement différent. Pourquoi avoir choisi de situer ton roman dans la jungle précolombienne ?
AG : Mes romans ont très souvent un lien avec la nature, principalement la forêt. Me tourner vers la jungle m'a permis d'aborder une autre face de ce milieu sylvestre, plus sauvage, de découvrir d'autres espèces animales et végétales, avec leurs particularités propres. La jungle a quelque chose de magnifique et d'effrayant à la fois. C'est un univers très riche qui peut porter le meilleur comme le pire et qui, encore mal connu, entretient rêves, fantasmes et peurs primitives. C'est un lieu idéal pour développer des croyances, des êtres fantastiques, des esprits, et une superbe antagoniste à la civilisation.

Concernant la civilisation, justement, en choisir une différente de nos civilisations occidentales fait aussi aborder autrement le rapport de l'homme à la nature et au divin. En un sens, une part de la problématique reste la même de roman en roman : qu'est-ce qu'un Homme et quelle est sa place dans le monde ?

De plus, cet univers exotique et coloré autorisait davantage à mon goût un côté « conte » pleinement assumé, un aspect moins « fantasy » habituelle, plus merveilleux.


T’es-tu spécialement documentée sur cette civilisation, ses légendes et son environnement ou est-ce que tu as laissé libre cours à ton imagination ? 
AG : Je me suis lancée dans cette histoire avec l'intention de laisser plus libre cours à mon imagination que d'habitude concernant le cadre. Puis, ma documentarite aiguë est revenue et j'ai passé des heures à me renseigner, principalement sur la faune et la flore. Sauf rares exceptions (le loup arboricole, espèce totalement imaginaire, bien qu'inspirée du méconnu loup à crinière d'Amérique du sud), toutes les espèces décrites existent dans la forêt amazonienne et ses environs. Les différents peuples humains sont tous inspirés de peuples réels, ainsi que leurs modes de vie et les consonances des noms. Cependant, j'ai gardé beaucoup de liberté et il est inutile de chercher à reconnaître strictement un peuple ou une civilisation existant. Quant aux légendes, certaines s'appuient sur des légendes locales, d'autres sont purement le fruit de mon imagination.

Mais bien sûr, cette histoire est aussi peuplée d'êtres fantastiques, parfois amicaux, parfois dangereux, tels que les esprits. Si ceux-ci peuvent s'inspirer de traditions animistes, leur apparence, leurs histoires sont une complète invention de ma part.


Peux-tu nous présenter un peu plus précisément l’intrigue et les personnages principaux ? 
AG : L'intrigue commence avec la légende des origines du monde. La Terre Mère créa toute chose, sauf les hommes, fils du dieu Soleil. Ces hommes tuèrent l'aimée d'Ipacheta, l'esprit de la forêt. Depuis s'abat sur eux la malédiction des pluies écarlates, les mortelles larmes de sang de l'esprit. Pour faire cesser cela, Setun, la fille du grand prêtre, doit être sacrifiée. Elle arrive à fuir avec l'aide d'étranges compagnons et part à travers la jungle à la recherche d'Ipacheta. Elle apprend à découvrir les créatures sauvages et les êtres surnaturels qui peuplent les lieux et doit trouver sa place pour rétablir l'équilibre jadis rompu entre les dieux, les hommes et la nature sur laquelle veillent les esprits.

L'héroïne est donc une jeune fille, Setun, qui connaît peu de choses du monde. Née sous les pluies écarlates, elle possède le pouvoir exceptionnel de ne pas les craindre. D'abord animée par l'envie de vivre, elle l'est ensuite par son désir d'aider les autres. Elle acquiert aussi le don de parler aux animaux. De caractère, c'est une jeune fille normale, mais obligée d'être forte pour survivre. Elle est accompagnée de Chuyo, un loup arboricole, une espèce légendaire, né en même temps qu'elle et qui lui est très attaché. Elle trouve surtout d'inhabituels guides : un enfant muet dont elle ignore tout, et surtout une tayra (sorte de martre) parlante, aussi vive que sentencieuse. Ces deux derniers personnages semblent posséder un grand savoir et restent longtemps auréolés de mystère.


Tu as présenté Les larmes d’Ipacheta en avant-première aux dernières Imaginales… Est-ce que le roman a été bien accueilli ? As-tu déjà eu des retours de lecteurs ? 
AG : L'accueil qui lui a été réservé fut une très agréable surprise. Il a en effet trouvé son public au point que tous les exemplaires disponibles sont partis. Les retours de lecteurs restent encore rares, mais très positifs pour l'instant.


Tu fais également de belles pyrogravures, dont une sélection est proposée sur la Boutique de Nats Editions. Peut-on espérer une ligne d’articles spécialement inspirée par Les larmes d’Ipacheta ?
AG : Eh bien, je n'y avais pas songé, mais l'idée me plaît. Oui, je crois qu'une ligne d'objets et tableaux pyrogravés tournant autour de ce roman va voir le jour. Ce sera l'occasion d'explorer des décors d'ambiance précolombienne et de diversifier les représentations de plantes et d'animaux. Une occasion aussi de donner vie, sous une autre forme, à certaines scènes importantes de l'histoire et d'en profiter pour garder le contact avec des personnages que j'ai aimé créer et animer. 

Et pour en savoir plus sur Aurélie, rendez-vous sur sa fiche auteur ici