6 févr. 2017

A & E 2: Quarante ans que je t'aime - Interview de son auteure





http://blog.nats-editions.com/2017/01/a-e-2-quarante-ans-que-je-taime.html
A&E2 - Quarante ans que je t'aime

Lorsqu’un squelette est découvert sous les fondations d’une école primaire, c’est le commissaire Charles Gérand qui est chargé de l’enquête.

Très vite, des pistes le mènent à des faits et rumeurs liés à la diaspora chilienne ayant fui la dictature... il y a quarante ans.

Suivez une nouvelle enquête de Charles Gérand et son équipe, guidés par la plume toujours aussi efficace de Liliana Di Pietro.

Sortie le 20 février 2017
ISBN n° 978-3-95858-126-5
Prix 14€

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Bonjour Liliana, 

Peux-tu nous présenter ta série A&E ?  
A & E est une série policière. J’ai déjà écrit huit tomes, mais je suis persuadée que je ne m’arrêterai pas là. Chaque tome place au centre de l’intrigue une enquête sur un ou plusieurs crimes. Ce sont des romans d’énigme et de suspens.

Il ne s’agit pas de thrillers — genre qui a beaucoup de fans — dont l’objectif est de jouer sur la peur et les angoisses profondes du lecteur. Ce que je souhaite partager, c’est l’élucidation d’un fait criminel et les étapes de l’enquête pour y arriver : les indices, le suspens, les erreurs d’appréciation, les volte-face, mais aussi les confrontations psychologiques entre les suspects et les policiers, les avocats, les juges…

Je décris les doutes et les certitudes des enquêteurs, les preuves, leurs hypothèses, leurs problèmes personnels, mais aussi les personnes de l’entourage de la victime. J’ai toujours aimé les polars à l’anglaise, comme les enquêtes de l’inspecteur Morse, avec des intrigues imbriquées et des personnages complexes.

J’adore aussi les enquêtes minutieuses écrites par Michael Connelly, ex-journaliste d’investigation à Los Angeles, qui décortique un fait criminel sous tous les points de vue : celui du détective, du procureur, de la défense… Rien de plus intéressant pour moi que de voir et de revoir « Garde à vue », film mythique où, au centre d’une intrigue pleine de suspens, se confrontent deux personnalités dans un duel psychologique sans merci.

Le tome 2 de la série A & E, intitulé « Quarante ans que je t’aime », est un cold-case : un squelette est trouvé enterré sous les dalles d’une école primaire à Paris, un meurtre perpétré il y a quarante ans…

Les principaux protagonistes d’alors ? Camila, qui était une réfugiée chilienne en France après le coup d’État militaire de 1973 et Francis, un membre des services secrets français. Les acteurs d’aujourd’hui ? Malva, la fille de Camila, et son mystérieux père, et, bien sûr, le commissaire Gérand et son ami, le journaliste Greg Bachelet. 

D’après toi, est-il important de lire les tomes de la série selon leur ordre chronologique ou peuvent-ils se lire indépendamment les uns des autres ? 
Les tomes peuvent être lus d’une façon indépendante, car les enquêtes, toutes différentes, le sont. Ce qui se suit, d’un tome à l’autre, ce sont les histoires personnelles des personnages principaux. Mais, même si on n’a pas lu les tomes précédents, on peut suivre sans problème l’histoire. De toute façon, je me débrouille pour faire un petit rappel sur chaque personnage qui était intervenu dans le tome précédent. 

Peux-tu nous en dire un peu plus sur les personnages principaux et leurs relations (sans spolier, bien sûr !) ? 
Comme dans presque tout polar, le personnage principal est un commissaire, Charles Gérand. Autour de lui, son ami, le journaliste Greg Bachelet, et sa femme, Sarah, et des officiers de la brigade criminelle qui sont au cœur des enquêtes. Hormis les personnages principaux, les autres ne sont pas tous mis en relief dans les tomes successifs, certains disparaissent, d’autres font surface. 

Une lectrice demande si tu as systématiquement visité les lieux et pays dans lesquels se déroulent les faits. 
Oui, j’ai eu la chance de beaucoup voyager et, lorsque l’occasion se présente, je continue de le faire. De chaque lieu visité, je garde des impressions, une atmosphère et surtout les visages des gens et leur façon de vivre. C’est difficile à croire, mais la langue française n’est pas ta langue maternelle ! Pourtant, tu la maîtrises parfaitement… 

Est-ce que tu as une facilité avec les langues étrangères ou est-ce le fruit d’un long travail ? [Stp donne des espoirs à notre éditrice vis-à-vis de son apprentissage de la langue allemande !] Parfaitement, c’est un peu trop dire. En effet, j’ai de la facilité pour les langues étrangères, mais, si je peux m’aventurer à écrire des romans dans la langue de Molière, c’est surtout parce que j’habite en France depuis presque trente ans. Si je ne le pouvais pas, ce serait définitivement sans remède et sans espoir. Courage à notre éditrice !

Mais le parcours est long et rempli d’embûches. Après tant d’années, je dois encore réfléchir pour voir si tel ou tel verbe est transitif ou intransitif, ou si un nom est masculin ou féminin. Je me demande souvent d’où provient cette manie perverse des peuples qui ont hérité leur langue du latin de s’obstiner à faire comme bon leur semble. J’ai parfois aussi des doutes pour savoir si l’expression que je viens d’utiliser avec fierté n’est pas une simple traduction d’une expression courante dans ma langue natale et que personne ne comprendrait en français. 

D’où tiens-tu ton inspiration, en particulier pour les enquêtes ? De faits divers vus dans les journaux, ou est-ce totalement le fruit de ton imagination ? 
Elles sont le fruit de mon imagination. Je dois admettre, sans fausse modestie, qu’elle a toujours été très fertile. Je pense qu’écrire des histoires et inventer des personnages est presque une soupape qui me permet de m’évader.


Plus que quelques jours de patience pour lire ce tome 2 ! Et pour en savoir plus sur l'auteure, vous pouvez lire sa fiche ici. 

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