3 sept. 2017

Aristide - Interview avec Vay





http://blog.nats-editions.com/2017/09/aristide-interview-avec-vay.html
Aristide

Aristide est un jeune prince très timide dont le royaume est dirigé par un terrible régent, qui compte bien garder le pouvoir pour lui-même.
Mais, alors qu’un mal mystérieux menace ses sujets, Aristide se lance dans des recherches, aidé par sa jeune amie et maraîchère Marguerite.
Ensemble, à l’aide de plantes et de sciences, parviendront-ils à trouver un remède et à se défaire du Régent ? 

Parution le 25 septembre 2017
ISBN : 978-3-95858-140-1
e-ISBN : 978-395858-141-8
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Bonjour Vay !
Après Mia, tu retrouves Merry Daurey avec Aristide… Peux-tu nous présenter ce nouveau conte ?
V. : C’est l’histoire d’un jeune prince dont les parents ont malheureusement péri lors d’une épidémie de variole. En attendant qu’il soit en âge de régner, c’est son oncle qui est nommé Régent du royaume. Mais Aristide n’est pas un petit garçon comme les autres, il est souvent dans la lune, très maladroit et a de la peine à parler en public. Heureusement, dans son malheur, il fait la connaissance de Marguerite, une jeune demoiselle pleine d’assurance et tout aussi futée que lui.

Comment est né ce projet ?
V. : Avec Merry, lors d’une discussion sur les livres de « conte » que l’on trouvait durant notre enfance, on s’est fait la réflexion que c’était un peu navrant cette manie de mettre les jeunes filles dans un état de « faiblesse » permanent, à attendre le prince qui les délivrera, etc. Du coup, on a eu envie de partir sur un conte à contre-courant. Le but n’était pas « d’enlever » quelque chose au Prince et d’en faire une « princesse », mais bien de les mettre sur un pied d’égalité, avec leurs défauts et leurs qualités. Ainsi, nous avons une jeune demoiselle, très sûre d’elle, aimant les travaux plutôt manuels, aimant le contact à la nature et très intelligente. Et de l’autre côté, un prince plutôt inventeur, chercheur, mais très maladroit et qui préfère les livres et le confort de son laboratoire.

Tu changes de technique… Alors que les illustrations de Mia ont été créées à l'ordinateur, celles d'Aristide sont traditionnelles. Pourquoi changer ? As-tu une technique favorite ?
V. : Effectivement, les illustrations d’Aristide son aux feutres à alcool avec des rehauts de crayons de couleur. Il n’y a que la couverture qui est une technique mix entre du digital et du feutre à alcool, mais c’était surtout pour une question pratique. Sinon, non, je n’ai pas de technique favorite. En fait, j’apprécie le changement, ça met un peu de « piquant » et surtout, comme j’aime apprendre, je profite des illustrations jeunesse pour « me faire la main ».

As-tu d'autres projets en cours ?
V. : Ha, mais j’ai toujours de nouveaux projets ! Le problème, c’est plutôt de trouver le temps pour les faire ! J’ai une BD qui végète depuis plus d’une année, un autre contrat pour un livre jeunesse pour décembre, une autoédition aussi pour décembre, et si tout va bien déjà deux autres contrats devraient venir pour 2018. Et en plus de tout ça, j’ai aussi une exposition en vue, des portraits féminins essentiellement en plusieurs techniques. Autant dire que je suis aux anges, ravie et bien occupée

Tu ne fais pas que du jeunesse… Tu nous en dis plus sur tes autres travaux ?
V. : Effectivement, je ne fais pas que du jeunesse. Comme pour les techniques de dessin, j’aime aussi varier les univers. Je passe donc, allègrement, d’une couverture de livre — aux univers aussi variés que les romans futuristes, post-apocalyptiques et fantastiques — aux portraits plus féminins ou sur commande, et tout ça en faisant un petit détour par des études de nu que j’apprécie toujours autant. C’est dire si j’aime la variété ! D’ailleurs, dès le mois d’octobre, je vais donner des cours de base de dessin dans une Université Populaire.

Merci !

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8 août 2017

Les larmes d'Ipacheta - Interview avec Aurélie Genêt





http://blog.nats-editions.com/2017/07/les-larmes-dipacheta-interview-avec.html
Les larmes d'Ipacheta

Née sous une pluie sanglante, les larmes d’Ipacheta, la princesse Setun est vouée à une destinée hors du commun. Son père, le grand prêtre de la cité-pyramide Atasuyo, en est certain : son sacrifice mettra fin à la terrible malédiction qui s’abat sur le pays.
Mais guidée par une irrésistible soif de liberté et la certitude que son destin doit s’accomplir autrement, Setun s’enfuit à travers la jungle en compagnie de son fidèle loup blanc, d’un mystérieux petit garçon muet et d’une tayra dotée de la parole.

Les larmes d´Ipacheta est un roman fantasy où civilisation précolombienne, animaux extraordinaires, nymphes, esprits et divinités se mêlent… et ne sont pas que des légendes.

Parution le 28 août 2017
ISBN : 978-3-95858-147-0
e-ISBN : 978-395858-148-7
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Bonjour Aurélie ! 
Bonjour :)

Après La forêt des Murmures, nous te retrouvons avec Les larmes d’Ipacheta dans un univers totalement différent. Pourquoi avoir choisi de situer ton roman dans la jungle précolombienne ?
AG : Mes romans ont très souvent un lien avec la nature, principalement la forêt. Me tourner vers la jungle m'a permis d'aborder une autre face de ce milieu sylvestre, plus sauvage, de découvrir d'autres espèces animales et végétales, avec leurs particularités propres. La jungle a quelque chose de magnifique et d'effrayant à la fois. C'est un univers très riche qui peut porter le meilleur comme le pire et qui, encore mal connu, entretient rêves, fantasmes et peurs primitives. C'est un lieu idéal pour développer des croyances, des êtres fantastiques, des esprits, et une superbe antagoniste à la civilisation.

Concernant la civilisation, justement, en choisir une différente de nos civilisations occidentales fait aussi aborder autrement le rapport de l'homme à la nature et au divin. En un sens, une part de la problématique reste la même de roman en roman : qu'est-ce qu'un Homme et quelle est sa place dans le monde ?

De plus, cet univers exotique et coloré autorisait davantage à mon goût un côté « conte » pleinement assumé, un aspect moins « fantasy » habituelle, plus merveilleux.


T’es-tu spécialement documentée sur cette civilisation, ses légendes et son environnement ou est-ce que tu as laissé libre cours à ton imagination ? 
AG : Je me suis lancée dans cette histoire avec l'intention de laisser plus libre cours à mon imagination que d'habitude concernant le cadre. Puis, ma documentarite aiguë est revenue et j'ai passé des heures à me renseigner, principalement sur la faune et la flore. Sauf rares exceptions (le loup arboricole, espèce totalement imaginaire, bien qu'inspirée du méconnu loup à crinière d'Amérique du sud), toutes les espèces décrites existent dans la forêt amazonienne et ses environs. Les différents peuples humains sont tous inspirés de peuples réels, ainsi que leurs modes de vie et les consonances des noms. Cependant, j'ai gardé beaucoup de liberté et il est inutile de chercher à reconnaître strictement un peuple ou une civilisation existant. Quant aux légendes, certaines s'appuient sur des légendes locales, d'autres sont purement le fruit de mon imagination.

Mais bien sûr, cette histoire est aussi peuplée d'êtres fantastiques, parfois amicaux, parfois dangereux, tels que les esprits. Si ceux-ci peuvent s'inspirer de traditions animistes, leur apparence, leurs histoires sont une complète invention de ma part.


Peux-tu nous présenter un peu plus précisément l’intrigue et les personnages principaux ? 
AG : L'intrigue commence avec la légende des origines du monde. La Terre Mère créa toute chose, sauf les hommes, fils du dieu Soleil. Ces hommes tuèrent l'aimée d'Ipacheta, l'esprit de la forêt. Depuis s'abat sur eux la malédiction des pluies écarlates, les mortelles larmes de sang de l'esprit. Pour faire cesser cela, Setun, la fille du grand prêtre, doit être sacrifiée. Elle arrive à fuir avec l'aide d'étranges compagnons et part à travers la jungle à la recherche d'Ipacheta. Elle apprend à découvrir les créatures sauvages et les êtres surnaturels qui peuplent les lieux et doit trouver sa place pour rétablir l'équilibre jadis rompu entre les dieux, les hommes et la nature sur laquelle veillent les esprits.

L'héroïne est donc une jeune fille, Setun, qui connaît peu de choses du monde. Née sous les pluies écarlates, elle possède le pouvoir exceptionnel de ne pas les craindre. D'abord animée par l'envie de vivre, elle l'est ensuite par son désir d'aider les autres. Elle acquiert aussi le don de parler aux animaux. De caractère, c'est une jeune fille normale, mais obligée d'être forte pour survivre. Elle est accompagnée de Chuyo, un loup arboricole, une espèce légendaire, né en même temps qu'elle et qui lui est très attaché. Elle trouve surtout d'inhabituels guides : un enfant muet dont elle ignore tout, et surtout une tayra (sorte de martre) parlante, aussi vive que sentencieuse. Ces deux derniers personnages semblent posséder un grand savoir et restent longtemps auréolés de mystère.


Tu as présenté Les larmes d’Ipacheta en avant-première aux dernières Imaginales… Est-ce que le roman a été bien accueilli ? As-tu déjà eu des retours de lecteurs ? 
AG : L'accueil qui lui a été réservé fut une très agréable surprise. Il a en effet trouvé son public au point que tous les exemplaires disponibles sont partis. Les retours de lecteurs restent encore rares, mais très positifs pour l'instant.


Tu fais également de belles pyrogravures, dont une sélection est proposée sur la Boutique de Nats Editions. Peut-on espérer une ligne d’articles spécialement inspirée par Les larmes d’Ipacheta ?
AG : Eh bien, je n'y avais pas songé, mais l'idée me plaît. Oui, je crois qu'une ligne d'objets et tableaux pyrogravés tournant autour de ce roman va voir le jour. Ce sera l'occasion d'explorer des décors d'ambiance précolombienne et de diversifier les représentations de plantes et d'animaux. Une occasion aussi de donner vie, sous une autre forme, à certaines scènes importantes de l'histoire et d'en profiter pour garder le contact avec des personnages que j'ai aimé créer et animer. 

Et pour en savoir plus sur Aurélie, rendez-vous sur sa fiche auteur ici

3 juin 2017

Plateforme SimPlement pour les Services Presse

Aujourd'hui, nous avons décidé de vous faire découvrir une toute nouvelle plateforme : SimPlement.
Lancée fin mars 2017, SimPlement est une plateforme de mis en contact entre éditeurs/auteurs indépendants et chroniqueurs afin de proposer et faire chroniquer des Services Presse.

La plateforme est totalement gratuite pour sa version basique. Il existe également un service Premium pour les utilisateurs les plus assidus.

Concrètement, la plateforme ressemble à cela :
http://blog.nats-editions.com/2017/06/plateforme-simplement-pour-les-services.html
Son utilisation est très simple : il suffit de s'inscrire (gratuitement, donc) et d'explorer les offres...

Les éditeurs et auteurs indépendants y proposent leurs SP tandis que les chroniqueurs "postulent" aux SP qui les intéressent, les chroniquent et collectent des points. Au plus un chroniqueur a de points, au plus les éditeurs lui feront confiance.

Les SP peuvent être proposés aux formats numériques et imprimés, selon le choix des éditeurs et auteurs. Pour l'instant, Nats Editions ne vous propose que des SP numériques mais il est possible que nous proposons des imprimés de temps en temps.

Pour plus de précisions sur la plateforme et son fonctionnement, n'hésitez pas à parcourir ses pages À propos, FAQ et sa Charte qui sont très complètes.

Amis éditeurs et chroniqueurs, nous vous invitons à vous y inscrire car comme on dit : "au plus on est de fous, au plus on s'amuse !" ;)

17 mai 2017

Noire Mer - Interview de son auteur





http://blog.nats-editions.com/2017/04/noire-mer-interview-de-son-auteur_3.html
Noire Mer

Un cataclysme a dévasté le royaume insulaire d'Isulgaar. 
Quarante-quatre années plus tard, le Nord de l’île rayonne grâce à son nouveau roi orchestrant l’alliance entre locaux et exilés, alors que le Sud se reconstruit suite à l’investiture d’anciens pillards. Entre eux, le centre de l’île se développe avec l’exploitation de la tourbe.
 Tandis qu’au Sud, de mystérieux navigateurs aux motivations obscures accostent, au Nord se trame une machination diabolique dans une seigneurie côtière. Mais ni le Nord ni le Sud ne se doutent que les visions de mer noire du prince héritier pourraient révéler l’avenir d’Isulgaar… ou plutôt sa disparition.

Parution le 5 juin 2017
ISBN : 978-3-95858-136-4
e-ISBN : 978-395858-137-1
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Salut Nicolas ! 
Peux-tu nous présenter l'univers des Chroniques d'Isulgaar ? 
Il s’agit d’un univers ancré dans un contexte médiéval, à la fois sombre et réaliste. Réaliste, car l’action est portée par des personnages humains. Il y a bien sûr des éléments fantastiques (magie, créatures, etc.), mais ils sont en trame de fond plutôt que sur le devant de la scène. Et sombre, car l’ambiance est noire et souvent oppressante. Les combats et autres scènes violentes sont décrits dans le détail, parfois proche de l’horreur. Enfin, comme je suis breton, j’aime bien tout ce qui est contes et légendes, donc j’ai pris soin d’intégrer un folklore assez riche dans l’univers d’Isulgaar. 

Noire Neige est donc le premier tome, peux-tu nous dire comment il est né ? 
Le point de départ de Noire Neige, ainsi que de ma carrière d’auteur par extension, fut mon groupe de musique Sinlust. En effet, notre premier album, Snow Black, était un concept album : les paroles de chaque morceau relataient en quelque sorte le chapitre d’une histoire complète, basée sur le concept de neige noire. Cette idée de neige noire m’est venue alors que nous donnions des noms provisoires aux morceaux, car nous travaillons toujours l'instrumental d'abord ; les paroles viennent en dernier. L'un d'entre eux était lent et très black metal, je l'avais alors provisoirement nommé « Slow Black ». Ce qui, en changeant une lettre, donne... vous avez deviné. J'étais très content d'avoir trouvé ce concept de neige noire car, en fouillant sur internet, je me suis vite rendu compte que cette idée n'avait pas été exploitée jusqu'alors, ou très peu. De là, nous avons imaginé une histoire dans un contexte médiéval où apparaîtrait cette neige noire. Après l’enregistrement de Snow Black, je me suis dit qu’il serait intéressant de coucher proprement cette histoire par écrit… Ainsi est né Noire Neige. Après, l'histoire de Snow Black n'était que l'embryon de Noire Neige, dont je me suis chargé de la rédaction à 100%. En effet, le récit de Snow Black tenait sur quatre pages et ne faisait intervenir que trois personnages en tout et pour tout. J'ai parcouru beaucoup de chemin pour arriver à un roman de quatre cents pages : il m'a fallu près d'un an et demi pour l'achever. 

Est-ce que Noire Mer a suivi le même chemin ? 
Eh bien… on va dire que oui et non ! Oui, car, de même que Noire Neige raconte l’histoire de Snow Black, mon second roman Noire Mer relate celle de notre deuxième album, Sea Black, qui vient d’ailleurs d’être signé chez un label français pour une distribution internationale dans les bacs. La date de sortie de Sea Black est fixée au 28 avril 2017. Et non, car, contrairement à Noire Neige qui fut écrit deux ans après la sortie de Snow Black, Noire Mer fut rédigé en même temps que j’écrivais les paroles de Sea Black. Les deux œuvres s’avèrent donc d’autant plus liées. 

Continues-tu ton aventure avec Sinlust en parallèle à l'écriture ? 
Bien sûr, ces deux projets sont presque indissociables de mon point de vue. Ils s’enrichissent mutuellement, se complètent. On peut considérer que Sinlust est la bande originale de mes romans, ou que mes romans découlent de l’univers de Sinlust. 

Pour en revenir aux romans, les deux tomes sont très violents et leur lecture est même déconseillée aux moins de dix-huit ans et aux âmes sensibles ! Pourquoi tant de ces scènes ? 
La réponse est simple : c’est inhérent au genre, à savoir la dark fantasy. Les amateurs de Game of Thrones, par exemple, sauront très bien de quoi je parle ! Après, ces scènes ne sont jamais là pour faire « joli » (ou, plutôt, « moche »…), elles sont toujours issues du développement de l’histoire, et des choix souvent lourds de conséquences que font les personnages, qui se retrouvent dépassés par les événements. Une façon de montrer l’impuissance de l’homme face à sa propre folie, en quelque sorte. Par contre, de mon point de vue, la limite d’âge reste relative, car à aucun moment le roman ne sombre dans la vulgarité, de même que les scènes scabreuses sont décrites de manière assez imagée. Pour situer le niveau, je dirai que c’est, encore une fois, très comparable aux romans du Trône de Fer, ou à du Stephen King. Des personnes adultes très sensibles auront sans doute du mal avec certaines scènes, de même que des adolescents de quinze/seize ans suffisamment matures ne seront pas spécialement choqués. 

As-tu d'autres projets d'écriture ou est-ce que ta carrière musicale va prendre le dessus pendant quelque temps ? 
Pour l’instant, je vais me concentrer sur la promotion de Sea Black et de Noire Mer. Il y a beaucoup de travail, pour l’un comme pour l’autre. Si la réception des lecteurs et auditeurs est bonne, je ne vois aucune raison pour laquelle cette aventure s’arrêterait… que ce soit son aspect musical ou littéraire.

Merci ! :)


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11 mai 2017

Charlie à l'école avec Sonia Bessone et Jean Caraglio





http://blog.nats-editions.com/2017/05/charlie-lecole-avec-sonia-bessone-et.html

Charlie et la Chose de la nuit

Charlie, c’est une petite grenade à malice dans une robe à fleurs, des éclats de rire et des vagues de bonheur. Charlie, c’est deux petites barrettes sur la tête, dans un monde en fête.
Les grands disent qu’il faut aller à l’école, les grands disent qu’il ne faut pas avoir peur, les grands disent que Charlie est grande…
Mais les grands ne savent pas que la nuit peut être terrifiante quand on a une imagination débordante.
Charlie, elle, sait. 
Elle sait que dans son monde, il y a dix mille façons de lutter contre ses peurs et qu’avec des amis, on est forcément plus fort.


Parution le 12 avril 2015
ISBN : 978-3-95858-111-1
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Comme vous l'avez (re)découvert il y a peu, il arrive que nos auteurs interviennent en milieu scolaire. Fin avril, c'étaient Sonia Bessone et Jean Caraglio qui s'y collaient, dans pas moins de deux écoles en région parisienne !
Mais concrètement, qu'y ont-ils fait ?
Découvrons cela avec une petite interview de Sonia et Jean !

Bonjour, Sonia et Jean ! 
Avant tout, un petit rappel : vous êtes les auteurs de Charlie et la Chose de la Nuit, un joli conte paru le 12 avril 2015. Pouvez-vous nous le (re)présenter ? 
SB : Charlie, c’est l’histoire d’une petite fille dotée d’une imagination débordante, qui tente de lutter contre ses peurs nocturnes… à sa manière. C’est Jean qui est à l’origine de ce projet et, un jour, il m’a demandé si je voulais bien écrire l’histoire de cette petite héroïne qu’il avait créée. Et j’ai accepté avec grand plaisir.
JC : Oui, voilà, c’est exactement ça, j’avais fait quelques illustrations pour une histoire que j’avais en tête, mais j’étais incapable d’écrire le texte. Après avoir lu « L’échappée » de Sonia, je me suis dit que, si je pouvais avoir un texte aussi bien que son roman pour Charlie, ce serait génial. Du coup, je lui ai envoyé un email surprise avec les dessins, et tout est parti de là. Au final, elle a écrit bien plus de choses que prévu et inventé des tas de trucs, de quoi faire de nouveaux dessins.



Depuis, Charlie a connu de nouvelles aventures, notamment auprès d’écoliers de la région parisienne ! Après une première intervention l’année dernière, vous étiez présents, le lundi 24 avril 2017, dans pas moins de deux écoles ! Vous nous racontez ? 
SB : Le lundi 24 avril a été une journée très enrichissante… et bien remplie. Le matin, nous étions dans une école du Val d’Oise, dans une classe de CP/Ce1. Nous avons répondu à leurs questions, Jean leur a fait un petit cours de dessin, et nous avons terminé la matinée avec une petite séance de dédicaces. Et l’après-midi, cela se passait dans une école d’Asnières (92), où nous étions déjà intervenus l’année dernière. Pour deux classes de Ce2, cette fois.
JC : Une journée épuisante, mais vraiment enrichissante et rafraîchissante ! Ça nous a fait énormément plaisir de voir que les élèves étaient vraiment entrés dans l’histoire et posaient des questions super sérieuses, que ce soit sur le texte ou les dessins. C’est assez rassurant, en fait. 





Comment ont réagi les enfants ? Ont-ils montré un réel intérêt pour l’histoire de Charlie et/ou pour vos animations ? 
SB : Oh oui ! Les enfants ont montré beaucoup d’intérêt et d’enthousiasme. Et ça fait chaud au cœur ! Les questions ne s’arrêtaient plus. Et le cours de dessin de Jean a eu son petit succès.
JC : (Désolé pour ceux qui n’ont pas lu le livre, c’est du spoil, ne lisez pas la réponse.) Les enfants ont été super, toutes ces questions et cette bonne humeur donnent envie de faire de nouvelles histoires, avec le chat ! C’est une question qui est revenue souvent : est-ce que le chat reste ?

Nous pouvons voir de jolis « Fanarts » réalisés par les enfants sur les photos… La relève est-elle assurée ? ;) 
SB : Ils ont été réalisés par la classe de CP/Ce1, et sont vraiment magnifiques. Ceux des classes de Ce2 n’ont rien à leur envier. Nous avons dédicacé des cartes « Charlie » superbes. Et je pense que oui, la relève est assurée, et j’espère que des vocations sont nées.
JC : Oui, oui, il y a de quoi faire avec les idées qu’ils ont eues. Certaines sont vraiment géniales, dont le fameux « Pipoul » ou même le « Panpard », voilà un croquis du Pipoul basé sur celui d’un élève. 





Sonia est connue pour sa grande timidité, et pourtant la voilà en train de faire des interventions auprès de jeunes lecteurs ! :) Sonia, pas trop stressée ? Jean, est-ce qu’il a fallu la tirer par les cheveux ? ;) 
SB : J’étais beaucoup moins stressée que l’année dernière. Cette année, je savais à peu près à quoi m’attendre, et je savais à l’avance que cette rencontre avec les enfants serait un très bon moment. Ils sont tellement spontanés, chaleureux, généreux, curieux… C’est même une chance de pouvoir échanger avec eux. Cependant, Jean a essayé de me faire passer au tableau pour dessiner Charlie, mais il n’a pas réussi ! Un jour, peut-être…
JC : Eh non, Sonia s’est comportée comme une « poissone » dans l’eau ! La prochaine fois, elle passe au tableau hahahaha !



Avez-vous d’autres interventions prévues ? 
SB : Pas pour cette année, en tout cas. L’année prochaine, peut-être, si on arrive à organiser ça, mais rien de planifié pour le moment. En tout cas, ce serait avec plaisir de renouveler cette expérience.
JC : Ça demande pas mal d’organisation, mais oui, si on peut revenir l’année prochaine, ce sera avec un très grand plaisir !




Et d’autres projets ensemble ? 
SB : Oui ! Jean vient de me proposer son projet « Regina Fever ». Il faut que je me mette à l’écriture. Je préfère le laisser en parler, mais je dévoilerai juste que les illustrations sont vraiment sublimes. Et peut-être, un jour, quelques histoires de Charlie.
JC : Oui, Regina Fever, j’ai hâte de lire et de voir tout ce qu’elle pourra imaginer sur les illustrations et surtout tout ce qu’elle va ajouter, ce qui me permettra par la suite de faire de nouvelles illustrations. Une collaboration idéale !



Merci beaucoup pour vos réponses ! :)


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8 mai 2017

Oh non, pas une fille ! - Interview avec ses auteurs





http://blog.nats-editions.com/2017/04/oh-non-pas-une-fille-interview-avec-ses.html
Oh non, pas une fille !

C'est l'été : Grégor, Romain et Raphaël sont en vacances au bord de la mer.
 Mais cette année leurs parents ont une grande nouvelle a leur annoncer, la famille va s'agrandir!
Et la fratrie de trois garçons va devoir accueillir… une fille ?

Parution le 29 mai 2017
ISBN : 978-3-95858-155-5
e-ISBN : 978-395858-156-2
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Bonjour ! 

Après Boule de neige et Atchoum, nous retrouvons les frères Grégor, Romain et Raphaël pour de nouvelles aventures ! Béatrice, pourquoi reprendre les mêmes personnages ? 
BRL : Disons que ce sont des personnages qui me sont vraiment très chers et vraiment très proches ? En réalité, ces trois prénoms sont ceux de mes propres enfants, et j’adore leur concocter de nouvelles aventures virtuelles (pour les réelles, ils n’ont pas besoin de moi, croyez-moi !).

Que va-t-il leur arriver dans Oh non, pas une fille ! ? 
BRL : La petite famille va passer de « nombreuse » à « très nombreuse » puisque leur maman attend un heureux événement. De là, les garçons vont se demander s’ils ont envie d’avoir un petit frère, une petite sœur... ou si, en fait, ils n’auraient pas préféré un nouveau vélo ! Yvan, retrouves-tu ces frères avec le même plaisir ?
YP : Ah oui, et je les connais bien maintenant ! Avec chacun leur caractère propre… Et dans ce tome, on pourra aussi rencontrer leur père, qui s’était fait discret jusqu’ici !

Nous avons donc eu Boule de neige en hiver, Atchoum au printemps et Oh non, pas une fille ! en été… Peut-on espérer une quatrième aventure en automne ? 
BRL : Ce n’est pas impossible...
YP : Mais oui, j’espère bien ! Je crois que Béatrice regorge d’idées et que cela ne devrait plus tarder !
Merci !! :)

Pour en savoir plus sur son auteure, rendez-vous sur la page de Béatrice

28 avr. 2017

Cyane - Projet pédagogique autour des "Enfants de Calliope"





http://blog.nats-editions.com/2017/04/cyane-projet-pedagogique-autour-des.html
Les Enfants de Calliope

« On m’a dit qu’à dix-sept ans, on avait la vie devant soi… alors pourquoi ai-je l’impression de passer à côté de la mienne ? J’ai beau essayer, je n’arrive pas à trouver mon chemin. Je ne me sens pas jeune, mais en avance ; je ne me sens pas libre, mais étrangère ; je ne sens pas que tout m’appartient, car rien ici ne me fait envie. Je sais bien qu’au fond je ne suis pas encore mûre, que mes souhaits sont égoïstes, et que j’avance sans me soucier de l’avenir… Mais n’est-ce pas ainsi que ce monde fonctionne ? »

Dans cette vie, chacun cherche son chemin sans jamais se poser les bonnes questions. Et si les réponses étaient plus loin ? Le voyage extraordinaire que Juliette s’apprête à faire changera à jamais notre vision du monde actuel.

Roman retenu par l’Education Nationale sur la liste des lectures recomandées Eduscol

Parution le 19 mai 2014
ISBN : 978-3-944812-73-1
e-ISBN : 978-3-944812-72-4
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Ce n’est pas tous les jours qu’un de nos auteurs passe à la télé, ne serait-ce que quelques secondes ! Habituellement, nous nous contentons de simplement partager les « replays » sur les réseaux sociaux ou notre chaîne YouTube, mais, cette fois, il ne s’agit pas simplement de faire la promotion d’un livre, mais celle d’un réel projet pédagogique.

Ce projet est un partenariat entre la professeure d’anglais Marie-Hélène Fasquel, le chercheur de l’université de Leeds, James McKay et Cyane, autour de son roman d’anticipation Les Enfants de Calliope.

Voici la présentation du projet extraite du site du roman :
« Marie-Hélène Fasquel est professeur de littérature américaine au Lycée International Nelson Mandela de Nantes. En 2017, sa candidature a été retenue, parmi 20.000 enseignants de 79 pays, pour faire partie des 50 finalistes admissibles au Global Teacher Prize, un concours international qui récompense les enseignants les plus innovants à travers le monde.
Le premier projet, en 2016, avait pour objectif de mieux faire connaître à ses élèves le travail d'écrivain (à travers un webinaire). Le second projet, en 2017, s'est inscrit dans un contexte de coopération entre 3 parties, dont le point de départ est James McKay, chercheur à l’université de Leeds, qui a lancé un appel à contribution pour la création d’un roman graphique sur un futur sans carbone.
Son postulat de base est le suivant : si la science influence l’art, l’inverse est également vrai. Or la plupart des œuvres de science-fiction – qui sont à même de guider les progrès de la science – ont tendance à dépeindre notre monde à venir de manière plus sombre que celui d’aujourd’hui. Ces visions pessimistes du futur, progressivement diffusées dans la société, n’offrent pas d’exemples susceptibles d’inspirer positivement la communauté scientifique.
L’idée de James McKay a été de proposer, à travers son projet de roman graphique, une alternative optimiste mais réaliste de notre avenir, afin d’inspirer favorablement les intellectuels d’aujourd’hui. C’est dans ce contexte qu'il s'est intéressé au roman Les Enfants de Calliope, celui-ci étant un des rares livres d’anticipation à être non-dystopique et à entrer dans cette catégorie de futur « optimiste mais réaliste ».
Ne parlant pas français, il ne pouvait avoir accès au contenu du roman, c'est pourquoi nous avons monté un projet de coopération visant à rendre Les Enfants de Calliope accessible pour un anglophone.
Marie-Hélène Fasquel – qui avait déjà lu le roman – a accepté d’emblée, et nous avons décidé de monter un projet pédagogique avec ses élèves. La classe a été partagée en différents groupes (avec le souci de répartir la charge de travail de manière équitable), et chaque groupe a eu à résumer en anglais une partie du roman, en conservant plus de détails pour les passages liés à la description du monde futuriste.
Le projet a été exposé dans sa globalité au cours d'une intervention en classe le 1er mars, où les caméras de France 3 étaient présentes.
Les élèves, qui avaient au préalable lu le roman, ont littéralement été conquis par l’idée de base de James McKay, et particulièrement apprécié le fait que le travail à effectuer puisse contribuer à quelque chose « d’utile » pour la société. »

Les faits sont posés, reste à découvrir le ressenti de Cyane sur cette expérience…

Bonjour Cyane, Le reportage de France 3 ne présente que les grandes lignes de la méthode pédagogique de Marie-Hélène Fasquel et, bien que l’on t’aperçoive (ainsi que le roman) dans le film, la rédaction n’explique pas vraiment le projet. Nous avons vu en quoi il consiste dans les grandes lignes, mais peux-tu nous en dire plus ? Par exemple, est que les élèves ont traduit mot à mot le roman ou est-ce qu’ils n’ont fait que des résumés des parties qui leur étaient attribuées ? 
Les élèves ont résumé le roman en anglais, mais ils ont fait une traduction plus détaillée, plus littérale, lorsqu’il s’agissait de descriptions du futur.

Cela a dû être très flatteur qu’un chercheur de l’université de Leeds s’intéresse à ton roman, afin de s’en inspirer pour ses travaux, non ? 
Oui, cela est flatteur, mais je ne suis moi-même qu’une minuscule goutte d’eau dans l’ensemble de son projet.

Quel est le domaine de recherches de James McKay, plus précisément ? 
Les technologies à faible émission carbone (Low carbon technologies)

Est-ce que tu sais si James McKay a déjà lu les traductions des élèves et ce qu’il en a pensé ? 
Non, il ne les a pas encore reçues.

Avec les élèves, justement, comment ça s’est passé ? Est-ce qu’ils ont montré un réel intérêt pour le livre (et les sujets qu’il développe) ou est-ce que ce n’était pour eux qu’un travail de classe de plus ?Oui, ils ont adoré ! Ils étaient vraiment motivés, d’autant que le roman leur a beaucoup plus. La plupart avaient d’ailleurs pris de l’avance sur le projet, et beaucoup sont venus me voir à la fin du cours pour que je leur dédicace leur exemplaire du roman.

As-tu d’autres projets avec Marie-Hélène ou d’autres classes ? Est-ce que tu referas ce genre de projet avec plaisir ? 
Il n’y a pas d’autres projets avec Marie-Hélène en cours, vu qu’elle alterne justement les projets et les intervenants, et que moi-même j’ai d’autres projets avec d’autres établissements scolaires ; mais, bien sûr, s’il fallait retravailler avec elle, ce serait avec plaisir ! :-)

Enfin, une question que beaucoup se posent : y aura-t-il une suite aux Enfants de Calliope
 Oui, bien sûr ! Et elle est actuellement en cours d’écriture !

Merci ! :) 

Mise à jour le 08.05.2017 : 
Nouvel article et nouvelle vidéo sur le lien ci-dessous, où l'on découvre l'intervention de Cyane plus en détail ! :)
http://www.francetvinfo.fr/societe/education/education-une-francaise-selectionnee-pour-un-concours-international-de-professeur-d-exception_2172068.html

Nous finissons cet article avec quelques liens…
Le site consacré aux Enfants de Calliope : www.les-enfants-de-calliope.com 

La présentation PDF de ce projet (en anglais) :
https://media.wix.com/ugd/bf931d_cb28062c5c0f4f7880abbfa85779a27b.pdf 

La fiche de ce projet chez Eduscol :
http://eduscol.education.fr/experitheque/consultFicheIndex.php?idFiche=12679 

Et bien sûr, la vidéo du reportage de France 3 :
https://www.youtube.com/watch?v=aNhRjEwXNII&t=28s

Et pour en savoir plus sur Cyane, rendez-vous sur sa fiche auteur ici

24 avr. 2017

L'Abominable Ours Câlineur - Interview avec ses auteurs





http://blog.nats-editions.com/2017/04/labominable-ours-calineur-interview.html
L'Abominable Ours Câlineur

Darla la Harpie aime grignoter un Humain pour dîner, mais, un soir pas comme les autres, elle fait la rencontre de l'Abominable Ours Câlineur.
Un être tout mignon et tout doux : le pire des cauchemars pour Darla...

Parution le 15 mai 2017
ISBN : 978-3-95858-143-2
e-ISBN : 978-395858-157-9
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Bonjour ! 
Clémentine, peux-tu nous présenter l'Abominable Ours Câlineur ? 
CF : L’Abominable Ours Câlineur, c’est l’histoire d’une Harpie mangeuse d’enfants qui se voit un jour mise en déroute par l’ours en peluche d’une petite fille !
Il met en avant à la fois l’utilité de la peluche pour les enfants, mais aussi la possibilité de changer de direction lorsque l’on fait fausse route. En tout cas, c’est ce que Darla la Harpie va apprendre…

Ce n'est pas tous les jours qu'on rencontre des harpies dans un conte jeunesse ! Pourquoi avoir choisi cette créature ? 
CF : Ah, c’est une bonne question… Je suis passionnée par les Mythologies, mais aussi par les créatures fantastiques. La Harpie est en effet peu présente dans la littérature jeunesse, alors qu’elle fait partie du « panthéon » des créatures de la mythologie romaine. C’est un personnage plutôt effrayant à la base, et je voulais montrer autre chose. Je suis partisane de montrer aux enfants que tout n’est pas blanc ou noir ; le concept du « méchant » juste méchant a tendance à m’agacer ! La fin de l’album le prouve…
SM : C'est notamment la présence de cette créature qui m'a donné envie de travailler sur ce texte. J'ai toujours trouvé que les mythologies antiques étaient une source d'inspiration intarissable d'histoires, mais qu'on retrouve finalement assez peu dans la littérature, en dehors de quelques personnages très connus, et encore moins dans la littérature jeunesse . Et je trouve que c'est pourtant un excellent moyen d'amener les enfants à s'intéresser à différentes cultures.

Heureusement, Sabrina Moguez a réussi à illustrer ces harpies de façon à ne pas effrayer les plus jeunes… Sabrina, est-ce que cela a été un challenge pour toi ? 
CF : Je laisse Sabrina répondre, mais juste pour dire qu’il y a un très gros travail sur les fonds et les décors ; tout un travail de motifs également (fleurs, étoiles) qui adoucissent l’histoire.
SM : C'est vrai que, lorsqu'on voit les illustrations traditionnelles de harpies, c'est franchement pas rassurant, même pour des adultes ! Donc ça a été un petit défi mais, en même temps, j'ai toujours adoré les monstres et, dans mon travail, c'est très souvent que j'essaie de montrer leur côté attachant ou mignon. Donc, pour cette histoire, j'ai commencé par créer une version plus personnelle et moins terrifiante de cette harpie, en m'arrangeant un peu avec la description qui en est faite dans la mythologie. L'idée était que je la voulais presque mignonne, sans oublier qu'elle était au départ la « méchante » de l'histoire. Ensuite, bien que l'histoire se déroule la nuit, j'ai travaillé mes images avec un maximum de couleurs et de motifs qui adoucissent cette ambiance « Halloween », notamment en mettant beaucoup de fleurs et des petits personnages secondaires amusants.

Comment avez-vous formé votre binôme ? Qu’est-ce qui vous a donné envie de travailler ensemble ? 
CF : Nous nous sommes rencontrées sur les fameux Tandem Jeunesse, en janvier 2015. Les auteurs déposaient leur texte et attendaient les retours d’illustrateurs pour mettre en place un projet. J’avais reçu plusieurs demandes, mais le travail de Sabrina correspondait vraiment au texte. Et c’est parti ainsi !
SM : Nous nous sommes rencontrées à l'occasion d'un tandem jeunesse en 2015. Clémentine avait proposé un texte qui me plaisait beaucoup, un joli petit conte classique mettant en scène des animaux de la forêt, et elle m'a recontacté pour me proposer... un texte très différent, celui de Darla et de l'Ours Câlineur ! J'étais justement à la recherche d'un éditeur pour l'Incroyable Histoire de la Drôle de Poupée à l'époque et je me suis dit, comme elle, que ce texte correspondait en fait bien mieux à mon style ! Du coup, j'ai rapidement commencé à travailler sur les premières illustrations, et voilà ce que ça donne aujourd'hui !

Avez-vous d'autres projets, en commun ou pas ? 
CF : Non, mais maintenant que la question est posée, c’est franchement envisageable ! Surtout qu’avec le style de Sabrina (ce mélange subtil entre mignonnerie et conte noir, ainsi que son utilisation de plusieurs techniques), il y a plein de choses à faire.
SM : Non, pas encore, mais ça a été très agréable de travailler ensemble et, comme je sais que Clémentine a toujours beaucoup d'idées dans sa tête, je serais ravie d'avoir l'occasion d'en mettre une autre en images ;)

Merci! :)


Pour en savoir plus sur ses auteures, rendez-vous sur les pages de Clémentine et de Sabrina

27 mars 2017

L'abîme au bout des doigts - Interview de son auteure





http://blog.nats-editions.com/2017/03/labime-au-bout-des-doigts-interview-de.html
L'abîme au bout des doigts

Ailina et Gabriel sont unis par le sang, mais aussi par un étrange don. D'un simple contact, il repère les meurtriers. D'un simple contact, elle les élimine.
Cependant, cette faculté secrète réclame son tribut. Alors que Gabriel souhaite y renoncer, Ailina en jouit et s'égare…
De rencontres en découvertes, sauront-ils faire face au danger ?

Sortie le 10 avril 2017
ISBN n° 978-3-95858-
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* Bonjour Olivia, tu es une auteure avec de multiples parutions, mais pour nos lecteurs qui ne te connaissent pas, peux-tu te présenter ? 
Bonjour ! Je viens de deux pays, un tout petit et une île – oh, rien d’exotique (dommage) : je suis belgo-anglaise. Je suis toute en contradiction. Impulsive et réfléchie, timide et bavarde, posée et nerveuse, douce et brusque. En écriture, j'aime varier les genres, brouiller les pistes. Contemporain. Fantastique. Érotique. Horrifique. Romantique. Cela dit, j’ai toujours eu un faible pour les récits sombres et les textes d’action, à rebondissements.

* Parle-nous de ton roman, L’abîme au bout des doigts, qui sort prochainement chez Nats Éditions. Ailina et son frère Gabriel sont unis par un étrange don, qui, d’un simple contact, leur permet de repérer et ensuite d’éliminer des meurtriers. Bien sûr, cette faculté n’est pas sans contrepartie. Gabriel a de plus en plus de mal à supporter sa condition, tandis qu’Ailina se laisse emporter. Jusqu’au drame.

* Comment t’est venue l’idée de cette histoire ? 
Après quelques nouvelles de fantastique, j’ai eu envie de me lancer dans un roman du même genre. Adolescente, la proximité dans les transports en commun me gênait parfois. Je pensais à tout ce qui pouvait se transmettre, à force d’être frôlée, et j’ai imaginé que le simple fait de toucher des gens pouvait les mener à leur mort (oui, j’ai de drôles d’idées, parfois). Bien des années plus tard, je me suis dit que ça pouvait servir de base pour un roman.

/!\ /!\ ATTENTION SPOILER /!\ /!\
sur la prochaine question 

* La fin du livre (sans vouloir spoiler) est juste… horrible ! Toi aussi, ça t´amuse d´être sadique envers tes lecteurs ? 
Absolument pas ! « Horrible » est un terme un peu fort : elle est dure, triste, oui, mais aussi nécessaire, pour moi un happy end n’était pas envisageable, n’était pas dans la continuité du roman. Je n’écris pas ce genre de scène en ricanant et en me frottant les mains. Lors des corrections éditoriales, d’ailleurs, en relisant la fin, j’en avais le cœur serré, les larmes aux yeux. Cela dit, que mon roman provoque des émotions, j’en suis ravie, et si je dois être taxée de « sadique » à cause de ça, eh bien… d’accord !

* Tu sembles très à l'aise dans le style du thriller. Cela te plaît de faire souffrir tes personnages ? Ils t'ont fait du mal ? 
Ça dépend lesquels ! Les « méchants », oui, j’avoue. Tant en lecture qu’en écriture, j’aime explorer les côtés sombres de l’être humain – même si je suis plutôt positive et joyeuse, en réalité. Hypersensible et très empathique, je déteste faire souffrir les autres, mais ça ne s’applique pas aux personnages de fiction…


Et pour en savoir plus sur Olivia, rendez-vous sur sa fiche auteure ici.

21 mars 2017

Un premier prix pour Enel Tismaé (et pour Nats Editions) !



Nous vous en parlions il y a peu, Enel Tismaé était nominée au Prix de la Mission Locale Picardie Maritime qui devait être remis lors du Salon du Livre d’Abbeville… 



C’est avec une grande fierté que nous pouvons vous annoncer qu’elle l’a gagné ! 😄 🎆

Et c’est une Enel toute émue qui a récupéré son prix samedi dernier ! 

video


Nous profitons donc de l’occasion pour poser quelques questions à Enel et qu’elle nous raconte cette super aventure… 

Salut, Enel ! Félicitations ! :D Raconte-nous comment tu tes retrouvée nominée pour ce prix ? 
Bonjour, Nat ^^ 
Eh bien, je me suis inscrite pour le salon du livre, tout simplement. Il est à côté de chez moi, je me suis dis que ça serait dommage de ne pas y participer. Mon inscription a été validée puis, quelques mois plus tard, j’ai reçu un coup de téléphone de la bibliothécaire, également en charge de l’organisation, qui m’a annoncé que « Les temps d’une vie, Tome 1 » avait été choisi par le jury pour faire partie des quatre titres en lice pour le prix. J’ai raccroché le téléphone en me demandant si j’avais bien compris, mais ça m’a ensuite été confirmé par mail… aucune erreur possible, j’étais bien dans la course au prix ^^ 

Le roman nominé nest pas nimporte lequel, puisquil sagit du premier que tu as écrit… Est-ce que cela ta encore plus fait plaisir, ou peu importe le roman, ce qui compte étant la reconnaissance en tant quauteur ? 
J’aurais bien évidemment été ravie peu importe le roman, car être nominée est déjà une très belle reconnaissance. Nous étions une bonne trentaine d’auteurs présents sur le salon, certains comme moi avec plusieurs romans à leurs actifs. Donc être sélectionnée parmi tous les titres présents était déjà énorme pour moi. 
Maintenant, il est vrai que le fait que ça soit justement ce titre qui fut nominé a en effet eu une saveur particulière. C’est le premier roman que j’ai écrit, celui que j’aime appeler « mon bébé ». C’est le texte qui m’a fait comprendre que, moi aussi, je pouvais écrire, donc, oui, le plaisir en a été décuplé à l’annonce de la nomination, puis du résultat. 


Tu as été émue aux larmes lors de la remise ! Est-ce que la surprise a été totale ? 
Ah ça, pour être émue, je l’ai été ! J’ai fondu en larmes ! Bon, pour ma défense, il faut préciser que, dans la vie, je suis hyper émotive. Je pleure facilement devant une série, un film, en lisant un bouquin ou encore avec une musique qui me touche particulièrement, alors là… 
La surprise a été totale. Je n’y croyais pas, et, en même temps, je voulais y croire. Les autres nominés étaient des auteurs québécois, semble-t-il assez connus dans leur pays, je me disais donc que je n’avais aucune chance… Mon seul espoir résidait dans le fait qu’aucun d’entre eux n’étaient nominés pour un roman fantastique. Ils se classaient dans d’autres genres. Je me suis donc dit que, avec un peu de chance, le fantastique parlerait aux jeunes… 
Maintenant, avec le recul, je me remémore une conversation téléphonique avec l’organisatrice, et particulièrement son insistance pour que je sois bien là lors de l’inauguration du salon… Je pense qu’elle avait déjà connaissance du résultat du concours à ce moment-là et que j’aurais peut-être pu y voir un indice. 


Parle-nous un peu du salon et de lambiance… 
C’est un salon qui est tout jeune, puisque c’était seulement la seconde édition. L’an passé, je n’avais pas pu m’y rendre et je ne savais donc vraiment pas à quoi m’attendre, et finalement ça a été une très belle surprise. 
Un salon bien organisé, avec une communication autour de l’événement vraiment forte et du coup du monde au rendez-vous. Il n’y a que le dimanche matin où c’était un peu calme, sinon il y avait toujours beaucoup de gens dans la salle. 
Pour l’ambiance, elle était excellente, mais, ça, je pense que je le dois à ma voisine de table (Sophie Jomain) avec qui j’ai beaucoup ri et échangé, et au prix que j’ai reçu. Automatiquement, j’étais de très bonne humeur ensuite lol. 

Où pourrons-nous te rencontrer ces prochains mois ? 
Je fais le Salon Fantastique de Paris le 7 mai prochain. Ensuite, je serai à Envie de Livre le 4 juin. C’est un salon qui se déroule dans le 62, à Sailly Labourse, et en octobre, il est prévu que je sois aux Halliennales, à côté de Lille. 


Merci Enel ! :)
Une petite précision : Les temps dune vie Tome 1 – Rencontre avec Chronos est aussi le tout premier roman à avoir été signé par Nats Éditions. Il a donc une place à part dans la Maison, ce qui nous rend encore plus fiers de ce prix, même si tout le mérite revient bien sûr à Enel ! Encore bravo à elle ! ;)

Nous finissions cet article par une petite galerie photos et une revue de presse ! ;) 

Crédit photos : Nicolas Fruchart – Un grand merci à lui ! 

Revue de Presse : 

Et un article Blog très sympa qui nous met bien dans l’ambiance par Fred K : 

13 mars 2017

Sex shop wonderland - Interview de son auteur






http://blog.nats-editions.com/2017/03/sex-shop-wonderland-interview-de-son.html
Sex shop wonderland

Les aventures d’un dessinateur pour enfants qui se retrouve vendeur dans un sex shop avec cabines de projection porno !

Une histoire vraie en 2 tomes.

Sortie le 20 mars 2017.
ISBN n° 978-3-95858-132-6

Envie de le lire ? Rendez-vous sur la boutique en ligne. 




Qui dit nouvelle sortie chez Nats Editions dit nouvelle interview ! Cette fois, on part à la rencontre d’un auteur/illustrateur de BD. Et pas n’importe laquelle ! 

Bonjour, Boris, peux-tu te présenter à nos lecteurs et nous parler de ta BD ? 
Bonjour. M'étant réfugié dans la lecture et dans l'imaginaire pendant une période difficile de mon enfance, mon aspiration est de participer à la création de livres et de publier mes dessins. Et, dans l'idéal, de livrer une vision d'ensemble, une histoire complète, d'ajouter un titre inédit au monde éditorial. Comme, par exemple, avec Sex shop wonderland. 
Je suis passionné par le cinéma de genre, la bande dessinée et le livre en général, en particulier les livres documentaires en lien avec les sujets que je souhaite traiter. Les jeux vidéo des années 80/90 ont également grandement contribué à développer mes envies créatives, même si j'ai arrêté de jouer depuis quelques années pour me concentrer sur la BD. Pour m'oxygéner, je pratique la guitare et le Tai chi. Sex shop wonderland est ma première BD. Il s'agit d'une immersion sans concession et, je pense, sans précédent dans l'univers d'un sex shop – où j'ai bossé pendant une (très longue !) année. 

Dessins pour Larousse
Comment passe-t-on de dessinateur pour enfant… à une BD sur un sex-shop ? C’est un virage à 180°, là ! 
Eh bien, on passe par la case... vendeur dans un sex shop ! Contrairement aux apparences, il ne s'agit pas d'une chute, mais d'une remontée.... mais ceci est une autre histoire. En fait, je suis devenu dessinateur pour enfants presque par accident. J'ai toujours voulu faire de la BD. Adolescent, j'étais fasciné par les bandes de Moebius, ainsi que par Akira de Katsuhiro Otomo. Ces influences écrasantes m'ont longtemps inhibé, il a fallu beaucoup de temps et de travail pour trouver ma propre voie. 
En 4e année d'école de dessin, j'étais mal engagé en vue du diplôme, avec un projet de BD trop ambitieux et pas bien maîtrisé. Dans le cadre d'un exercice imposé, j'ai produit un dessin pour enfants frais et cohérent. Pour mes profs, il est apparu comme une évidence que j'allais obtenir mon diplôme puis trouver du travail par la suite avec ce genre de production. Mais je savais que j'allais revenir à la BD tôt ou tard. 
Néanmoins, je suis resté proche de mon style jeunesse pour narrer mon aventure dans le sex shop et ses cabines de projection. Ce parti-pris crée un choc des mondes, une opposition d'où découle un espace dans lequel peut se déployer la richesse du thème. Une légèreté bienvenue aussi, compte tenu de la dureté du contexte dépeint. 

Extrait de Sex shop wonderland
Toutes les scénettes illustrées dans la BD sont-elles absolument authentiques ? 
Mon attirance initiale est vers le portrait, non la caricature. Tout est vécu, observé, entendu, dans mes anecdotes, même s’il y a parfois amplification, un des rôles de l'auteur étant de dépasser la réalité pour la révéler. 
L'idée de faire une BD de cette aventure est venue rapidement après mes premiers jours dans le sex shop, soufflée simultanément par mon épouse et une amie, à qui je racontais les aléas et l'aspect délirant de ce job. Ça a donné un sens à ma présence : je notais au fur et à mesure les situations et les dialogues. Il m'est arrivé de dessiner des acheteurs pendant qu'ils me tournaient le dos, de commencer une page le jour même d'une prise de bec avec un client, comme un exutoire. 

Es-tu toujours vendeur dans ce sex-shop aujourd’hui ? Ton patron (ou ex-patron) sait-il que tu sors une BD sur son entreprise ? 
Le sex shop n'existe plus. Il est devenu un magasin de luminaires. Qu'est devenu le sinistre dédale de cabines ? Mystère. Dans le monde des Bisounours, je pourrais offrir ma BD à mon ex-patron, il rigolerait un bon coup et, vu sa spécialité, pourrait même être fasciné. Mais, en réalité, compte tenu de son caractère et de ses antécédents avec ses vendeurs, je pense qu'il se sentirait trahi. 
Quoi qu'il en soit, il s'agit de ma tranche de vie et de ma vision des péripéties. 

Recherches de personnages secondaires pour projet BD médiéval

As-tu d’autres projets ? 
Dans l'immédiat : finir la couverture pour le tome 2 de Sex shop wonderland, qui sortira début novembre. Ensuite, nouveau projet de BD avec un dessin plus réaliste, du moyenâgeux qui bascule dans le surnaturel. Un chantier dans les bois, un mal indicible qui se propage, un messager anodin qui sera transfiguré voire métamorphosé par les événements tragiques... à suivre... 


Et pour tout savoir sur Boris, on vous invite à lire sa fiche auteur ici.