3 oct. 2016

L'étrange histoire de la drôle de poupée - Interview avec sa créatrice





http://blog.nats-editions.com/2016/09/letrange-histoire-de-la-drole-de-poupee.html
L'étrange histoire de la drôle de poupée

Frankie et sa drôle de famille parviendront-ils à redonner le sourire à cette triste poupée ? 

Sortie le 10 octobre 2016
Prix : 12€
ISBN n° 978-3-95858-104-3

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Salut Sabrina ! Peux-tu nous parler un peu de toi ? 
Salut ! Je m'appelle donc Sabrina et j'ai 32 ans. J'ai toujours beaucoup dessiné étant plus jeune, donc j'en suis venue à l'illustration assez naturellement. Je me suis orientée vers cette voie dès le lycée puisque j'ai passé un bac arts appliqués, suivi de deux ans d'histoire de l'art avant de me réorienter à nouveau vers une formation plus pratique. J'ai passé un diplôme de graphisme à l'école Lisaa (Paris) et l'illustration faisait aussi partie de ma formation. 

Peu après, je me suis lancée en tant que graphiste/illustratrice indépendante. Travaillant beaucoup pour le milieu du théâtre, et notamment le théâtre jeune public, l'illustration a toujours fait partie intégrante de mon travail. Depuis quelques années, j'essaie de diriger autant que possible mon travail vers l'illustration d'albums jeunesse. 

Mes premiers albums sont sortis en 2015, deux autres sont prévus à la rentrée, en plus de L'étrange histoire de la drôle de poupée, et j'espère que d'autres suivront très vite :) En plus de ma passion pour l'illustration, je suis passionnée de musique (j'écris et prends des photos de concerts pour un webzine), de littérature fantastique, de photographie et de voyages en pays nordiques. Bien évidemment, ces autres passions nourrissent aussi énormément mon travail d'illustratrice. 

D´où t´es venue l´idée de L´étrange histoire de la drôle de poupée ? 
Étant plutôt illustratrice avant d'être auteure, ce fut d'abord une idée visuelle autour de laquelle j'ai construit l'histoire. J'ai toujours dessiné beaucoup de poupées, j'avais ce dessin d'une poupée tout déstructurée avec un bouton à la place de l’œil, une robe faite de différents bouts de tissu, etc. et j'ai eu envie de raconter son histoire. 

Depuis aussi loin que je me souvienne, j'ai aussi toujours eu tendance à humaniser les poupées et les peluches, ce qui fait que je suis toujours tentée d'acheter celles qui sont un peu abîmées ou « ratées », parce que ça me fait de la peine de penser que personne d'autre ne les voudra. J'ai donc mis un peu de moi dans cette petite fille un peu étrange qui choisit d'adopter les jouets et les animaux dont personne d'autre ne voudrait ! 

Quel message souhaites-tu faire passer à travers ce conte ? 
C'est avant tout un message de tolérance et d'acceptation des différences. L'idée est d'essayer de montrer qu'il ne faut pas rejeter les autres parce que leur apparence ou leur mode de vie est différent. Il y a aussi l'idée qu'il ne faut pas essayer de rentrer à tout prix dans le moule et qu'une différence peut souvent être un atout dont il ne faut pas avoir honte. 

Et puis en tant qu'amoureuse des animaux, j'essaie aussi de glisser l'idée qu'il ne faut pas adopter que les « beaux » animaux, mais aussi penser à ceux qui sont blessés, handicapés ou « abîmés », mais qui ont souvent bien plus besoin de vous et vous donneront tout autant d'amour que les autres. 

Ton style d´illustratrice est plutôt sombre, est-ce que tu n´as pas peur que cela rebute des parents et/ou jeunes lecteurs ? 
Les jeunes parents d'aujourd'hui sont des gens de ma génération et on a grandi avec les films de Tim Burton ou La Famille Addams donc je ne pense pas qu'ils puissent si facilement être rebutés par un univers un peu gothique et étrange. 

Après, c'est sûr que c'est un style particulier qui ne plaît pas à tout le monde, mais il y a vraiment un public pour ça, et on voit d'ailleurs de plus en plus d'histoires de « monstres » aux illustrations un peu étranges dans les rayons de livres pour enfants. 

Quant aux enfants, cela pourra peut-être faire peur à certains des plus jeunes, mais je pense qu'ils verront surtout les personnages et les animaux au physique rigolo et aux expressions bienveillantes. D'ailleurs, dans mon histoire, ce sont les gens « normaux » qui me semblent les plus inquiétants. Et puis, parmi les enfants que je connais, la plupart adorent les monstres ! 

As-tu des influences artistiques, pour cette histoire ou en général ? 
Comme je l'ai déjà évoqué, j'ai été énormément influencée par le style visuel des films de Tim Burton et son goût pour les personnages étranges et souvent incompris. Pour cette histoire, j'ai surtout pensé à la très belle histoire d'Edward aux mains d'argent et la magnifique scène du début, où son créateur lui donne vie. 

De manière générale, j'aime beaucoup les grands classiques de la littérature gothique/romantique, comme Dracula ou Frankenstein, ainsi que certaines de leurs adaptations cinématographiques, mais je puise aussi mon inspiration auprès d'artistes ou illustrateurs contemporains comme Glenn Arthur, Marco Mazzoni ou Ania Tomicka. J'ai aussi une impressionnante collection de poupées et figurines étranges qui entourent mon espace de travail et me donnent de l'inspiration. 

As-tu d´autres projets en cours ? 
Oui, pleins. J'ai toujours du mal à me fixer sur un seul projet à la fois ! Je travaille depuis un moment sur un conte écologique qui s'appelle Scarlett du pays des glaces dont le texte est fini et les illustrations en cours. Je travaille aussi sur plusieurs albums jeunesse en collaboration avec différents auteurs : Les lunettes d'Anatole avec Fanny Offre, Entrez M. le froid avec Valérie Bonenfant, La fée bouton d'or et sa potion magique avec Jade Lenza et Lucy Fair, Visite guidée au château hanté avec Marie-Pierre Laniro. 


Pour plus d'informations sur Sabrina, visitez sa fiche auteure 

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