21 mars 2017

Un premier prix pour Enel Tismaé (et pour Nats Editions) !



Nous vous en parlions il y a peu, Enel Tismaé était nominée au Prix de la Mission Locale Picardie Maritime qui devait être remis lors du Salon du Livre d’Abbeville… 



C’est avec une grande fierté que nous pouvons vous annoncer qu’elle l’a gagné ! 😄 🎆

Et c’est une Enel toute émue qui a récupéré son prix samedi dernier ! 

video


Nous profitons donc de l’occasion pour poser quelques questions à Enel et qu’elle nous raconte cette super aventure… 

Salut, Enel ! Félicitations ! :D Raconte-nous comment tu tes retrouvée nominée pour ce prix ? 
Bonjour, Nat ^^ 
Eh bien, je me suis inscrite pour le salon du livre, tout simplement. Il est à côté de chez moi, je me suis dis que ça serait dommage de ne pas y participer. Mon inscription a été validée puis, quelques mois plus tard, j’ai reçu un coup de téléphone de la bibliothécaire, également en charge de l’organisation, qui m’a annoncé que « Les temps d’une vie, Tome 1 » avait été choisi par le jury pour faire partie des quatre titres en lice pour le prix. J’ai raccroché le téléphone en me demandant si j’avais bien compris, mais ça m’a ensuite été confirmé par mail… aucune erreur possible, j’étais bien dans la course au prix ^^ 

Le roman nominé nest pas nimporte lequel, puisquil sagit du premier que tu as écrit… Est-ce que cela ta encore plus fait plaisir, ou peu importe le roman, ce qui compte étant la reconnaissance en tant quauteur ? 
J’aurais bien évidemment été ravie peu importe le roman, car être nominée est déjà une très belle reconnaissance. Nous étions une bonne trentaine d’auteurs présents sur le salon, certains comme moi avec plusieurs romans à leurs actifs. Donc être sélectionnée parmi tous les titres présents était déjà énorme pour moi. 
Maintenant, il est vrai que le fait que ça soit justement ce titre qui fut nominé a en effet eu une saveur particulière. C’est le premier roman que j’ai écrit, celui que j’aime appeler « mon bébé ». C’est le texte qui m’a fait comprendre que, moi aussi, je pouvais écrire, donc, oui, le plaisir en a été décuplé à l’annonce de la nomination, puis du résultat. 


Tu as été émue aux larmes lors de la remise ! Est-ce que la surprise a été totale ? 
Ah ça, pour être émue, je l’ai été ! J’ai fondu en larmes ! Bon, pour ma défense, il faut préciser que, dans la vie, je suis hyper émotive. Je pleure facilement devant une série, un film, en lisant un bouquin ou encore avec une musique qui me touche particulièrement, alors là… 
La surprise a été totale. Je n’y croyais pas, et, en même temps, je voulais y croire. Les autres nominés étaient des auteurs québécois, semble-t-il assez connus dans leur pays, je me disais donc que je n’avais aucune chance… Mon seul espoir résidait dans le fait qu’aucun d’entre eux n’étaient nominés pour un roman fantastique. Ils se classaient dans d’autres genres. Je me suis donc dit que, avec un peu de chance, le fantastique parlerait aux jeunes… 
Maintenant, avec le recul, je me remémore une conversation téléphonique avec l’organisatrice, et particulièrement son insistance pour que je sois bien là lors de l’inauguration du salon… Je pense qu’elle avait déjà connaissance du résultat du concours à ce moment-là et que j’aurais peut-être pu y voir un indice. 


Parle-nous un peu du salon et de lambiance… 
C’est un salon qui est tout jeune, puisque c’était seulement la seconde édition. L’an passé, je n’avais pas pu m’y rendre et je ne savais donc vraiment pas à quoi m’attendre, et finalement ça a été une très belle surprise. 
Un salon bien organisé, avec une communication autour de l’événement vraiment forte et du coup du monde au rendez-vous. Il n’y a que le dimanche matin où c’était un peu calme, sinon il y avait toujours beaucoup de gens dans la salle. 
Pour l’ambiance, elle était excellente, mais, ça, je pense que je le dois à ma voisine de table (Sophie Jomain) avec qui j’ai beaucoup ri et échangé, et au prix que j’ai reçu. Automatiquement, j’étais de très bonne humeur ensuite lol. 

Où pourrons-nous te rencontrer ces prochains mois ? 
Je fais le Salon Fantastique de Paris le 7 mai prochain. Ensuite, je serai à Envie de Livre le 4 juin. C’est un salon qui se déroule dans le 62, à Sailly Labourse, et en octobre, il est prévu que je sois aux Halliennales, à côté de Lille. 


Merci Enel ! :)
Une petite précision : Les temps dune vie Tome 1 – Rencontre avec Chronos est aussi le tout premier roman à avoir été signé par Nats Éditions. Il a donc une place à part dans la Maison, ce qui nous rend encore plus fiers de ce prix, même si tout le mérite revient bien sûr à Enel ! Encore bravo à elle ! ;)

Nous finissions cet article par une petite galerie photos et une revue de presse ! ;) 

Crédit photos : Nicolas Fruchart – Un grand merci à lui ! 

Revue de Presse : 

Et un article Blog très sympa qui nous met bien dans l’ambiance par Fred K : 

13 mars 2017

Sex shop wonderland - Interview de son auteur






http://blog.nats-editions.com/2017/03/sex-shop-wonderland-interview-de-son.html
Sex shop wonderland

Les aventures d’un dessinateur pour enfants qui se retrouve vendeur dans un sex shop avec cabines de projection porno !

Une histoire vraie en 2 tomes.

Sortie le 20 mars 2017.
ISBN n° 978-3-95858-132-6

Envie de le lire ? Rendez-vous sur la boutique en ligne. 




Qui dit nouvelle sortie chez Nats Editions dit nouvelle interview ! Cette fois, on part à la rencontre d’un auteur/illustrateur de BD. Et pas n’importe laquelle ! 

Bonjour, Boris, peux-tu te présenter à nos lecteurs et nous parler de ta BD ? 
Bonjour. M'étant réfugié dans la lecture et dans l'imaginaire pendant une période difficile de mon enfance, mon aspiration est de participer à la création de livres et de publier mes dessins. Et, dans l'idéal, de livrer une vision d'ensemble, une histoire complète, d'ajouter un titre inédit au monde éditorial. Comme, par exemple, avec Sex shop wonderland. 
Je suis passionné par le cinéma de genre, la bande dessinée et le livre en général, en particulier les livres documentaires en lien avec les sujets que je souhaite traiter. Les jeux vidéo des années 80/90 ont également grandement contribué à développer mes envies créatives, même si j'ai arrêté de jouer depuis quelques années pour me concentrer sur la BD. Pour m'oxygéner, je pratique la guitare et le Tai chi. Sex shop wonderland est ma première BD. Il s'agit d'une immersion sans concession et, je pense, sans précédent dans l'univers d'un sex shop – où j'ai bossé pendant une (très longue !) année. 

Dessins pour Larousse
Comment passe-t-on de dessinateur pour enfant… à une BD sur un sex-shop ? C’est un virage à 180°, là ! 
Eh bien, on passe par la case... vendeur dans un sex shop ! Contrairement aux apparences, il ne s'agit pas d'une chute, mais d'une remontée.... mais ceci est une autre histoire. En fait, je suis devenu dessinateur pour enfants presque par accident. J'ai toujours voulu faire de la BD. Adolescent, j'étais fasciné par les bandes de Moebius, ainsi que par Akira de Katsuhiro Otomo. Ces influences écrasantes m'ont longtemps inhibé, il a fallu beaucoup de temps et de travail pour trouver ma propre voie. 
En 4e année d'école de dessin, j'étais mal engagé en vue du diplôme, avec un projet de BD trop ambitieux et pas bien maîtrisé. Dans le cadre d'un exercice imposé, j'ai produit un dessin pour enfants frais et cohérent. Pour mes profs, il est apparu comme une évidence que j'allais obtenir mon diplôme puis trouver du travail par la suite avec ce genre de production. Mais je savais que j'allais revenir à la BD tôt ou tard. 
Néanmoins, je suis resté proche de mon style jeunesse pour narrer mon aventure dans le sex shop et ses cabines de projection. Ce parti-pris crée un choc des mondes, une opposition d'où découle un espace dans lequel peut se déployer la richesse du thème. Une légèreté bienvenue aussi, compte tenu de la dureté du contexte dépeint. 

Extrait de Sex shop wonderland
Toutes les scénettes illustrées dans la BD sont-elles absolument authentiques ? 
Mon attirance initiale est vers le portrait, non la caricature. Tout est vécu, observé, entendu, dans mes anecdotes, même s’il y a parfois amplification, un des rôles de l'auteur étant de dépasser la réalité pour la révéler. 
L'idée de faire une BD de cette aventure est venue rapidement après mes premiers jours dans le sex shop, soufflée simultanément par mon épouse et une amie, à qui je racontais les aléas et l'aspect délirant de ce job. Ça a donné un sens à ma présence : je notais au fur et à mesure les situations et les dialogues. Il m'est arrivé de dessiner des acheteurs pendant qu'ils me tournaient le dos, de commencer une page le jour même d'une prise de bec avec un client, comme un exutoire. 

Es-tu toujours vendeur dans ce sex-shop aujourd’hui ? Ton patron (ou ex-patron) sait-il que tu sors une BD sur son entreprise ? 
Le sex shop n'existe plus. Il est devenu un magasin de luminaires. Qu'est devenu le sinistre dédale de cabines ? Mystère. Dans le monde des Bisounours, je pourrais offrir ma BD à mon ex-patron, il rigolerait un bon coup et, vu sa spécialité, pourrait même être fasciné. Mais, en réalité, compte tenu de son caractère et de ses antécédents avec ses vendeurs, je pense qu'il se sentirait trahi. 
Quoi qu'il en soit, il s'agit de ma tranche de vie et de ma vision des péripéties. 

Recherches de personnages secondaires pour projet BD médiéval

As-tu d’autres projets ? 
Dans l'immédiat : finir la couverture pour le tome 2 de Sex shop wonderland, qui sortira début novembre. Ensuite, nouveau projet de BD avec un dessin plus réaliste, du moyenâgeux qui bascule dans le surnaturel. Un chantier dans les bois, un mal indicible qui se propage, un messager anodin qui sera transfiguré voire métamorphosé par les événements tragiques... à suivre... 


Et pour tout savoir sur Boris, on vous invite à lire sa fiche auteur ici.

27 févr. 2017

Chipo - Interview de ses auteurs





http://blog.nats-editions.com/2017/02/chipo-interview-de-ses-auteurs.html
Chipo

Chipo est un petit garçon plein de créativité et de joie de vivre.
Inspiré par sa maman, il tente de faire le bien autour de lui avec l'innocence des enfants de son âge.

Sortie le 6 mars 2017
ISBN n° 978-3-95858-131-9

Envie de le lire ? Rendez-vous sur la boutique en ligne. 



Bonjour à tous, 
On se retrouve aujourd’hui pour une nouvelle interview et, cette fois, c’est un duo qui s’y colle. Un auteur et un illustrateur que vous connaissez déjà très certainement, puisqu’ils ne sont pas à leur premier titre chez Nats Editions. 

* Florian et Jean, pouvez-vous nous parler de « Chipo », notre prochaine sortie ? 
Florian : Chipo, c’est l’histoire d’un petit hamster qui souhaite donner du bonheur tout autour de lui. 


* Comment est venue l’idée de cet album ? 
Florian : L’idée est venue, encore une fois, grâce à ma fille Solène. Chipo est un hamster qui a vraiment existé et qui était le premier petit animal de Solène. Lorsqu’il est mort, Solène a eu énormément de peine. Je me suis alors promis d’écrire une histoire en hommage à… Chipo. 

* Comment s’est formé votre duo ? 
Florian : Le duo s’est formé par l’entremise de Nat. Je travaillais sur ce texte, et c’est elle qui a eu l’idée de nous mettre en relation. Après avoir discuté par mail et par téléphone, nous avons décidé de concrétiser ce projet. Je dois dire que cela m’a fait très plaisir que Jean accepte, ayant beaucoup aimé ces précédents albums, notamment « Renaissance ». 
Jean : Merci, Florian, effectivement suite à un email de Nat qui nous a mis en contact, j’ai reçu le scénario. L’histoire était tellement touchante que je lui ai dit oui pour cette collaboration. En lisant ça, j’ai eu en tête les dessins animés des années 60, avec un style assez brut, des couleurs qui dépassent d’un peu partout dans les décors. Seuls les personnages avaient un contour encrés, je voulais un truc simple et dynamique pour avoir une bonne lisibilité pour les enfants. Voilà donc l’envie de départ, au final je ne sais pas trop si ça y ressemble, mais ça a été super amusant à dessiner. 

* Avez-vous d’autres projets ? Ensemble ou séparément ? 
Florian : J’ai plusieurs projets en cours, une BD sur les médiathèques et une autre avec des apprentis sorciers. Je travaille aussi à un mini roman jeunesse sur le thème de l’adoption, et je ne désespère pas refaire un autre album jeunesse. Pour le moment, Jean et moi n’avons pas de nouveaux projets ensemble, mais pourquoi pas, en tous cas, ce serait avec plaisir. 
Jean : Actuellement, j’aimerais continuer à travailler avec Sonia Bessone (il faudra que je lui en reparle), sur « Regina Fever », les illustrations sont bien avancées, dans un style complètement diffèrent de mes précédents livres. Mais bon, je suis super lent, entre le travail et la vie de famille… je n’avance pas vite. À ce propos, je remercie vraiment Nat et Florian pour leur patience avec moi. 

23 févr. 2017

11 févr. 2017

Un auteur Nats Éditions nominé pour un prix littéraire !


http://blog.nats-editions.com/2017/02/un-auteur-nats-editions-nomine-pour-un.html

Aujourd’hui, un petit article pour vous annoncer une nouvelle très particulière ! 

En effet, cela arrive rarement (c’est peut-être la 2e fois depuis son lancement), mais un auteur Nats Éditions
est en lice pour un prix littéraire. 

Sachez que ce prix sera remis au gagnant le week-end du 18/19 mars 2017 à l’occasion de la seconde édition du Salon du livre d’Abbeville, qu’il est décerné par des jeunes qui n’ont pas l’habitude de lire ou de s’investir dans un projet littéraire, et qu’il y a seulement quatre nominés. 

Et parmi ces quatre nominés, il y a… Enel Tismaé

Enel et son roman Les temps d’une vie - Tome 1 : Rencontre avec Chronos sont donc en lice pour
le Prix Littéraire de la Mission Locale Picardie Maritime

Elle sera à cette occasion au salon du livre d’Abbeville pour dédicacer ses ouvrages, monter sur scène avec les autres nominés et peut-être y recevoir le premier prix de sa carrière d’auteur. 

On croise fort les doigts pour elle et si vous êtes dans la région, n’hésitez pas à aller la soutenir ! 


 Pour la rejoindre sur le salon : 
Espace culturel Saint André 
Rue du Moulin Quignon
80100 Abbeville 

Le samedi 18 mars de 14 h à 18h et le 
dimanche 19 mars de 10h à 12h et de 14h à 18h. 
Entrée gratuite

7 févr. 2017

Nats Editions au Salon du livre de Serémange







Dimanche dernier, le 5 février 2017, avait lieu la 3e édition du Salon du livre et de la BD de Serémange-Erzange, organisé par l´association ACASE.

Nats Editions y était pour la 2e année consécutive et, honnêtement, nous espérons y retourner de nombreuses années encore !
Alors, bien sûr, ce n´est pas le Salon de Paris, car il se situe dans un petit village, mais quelle ambiance !

Cette année, notre éditrice Natalie Sieber était entourée de Cyril Durr (The Gutter), David Royer (Divano), Cyane (Les Enfants de Calliope) et de Rémy Soitout (illustrateur de Non, je ne suis pas celui que l´on croit).
Au stand voisin, Aurélie Genêt présentait ses divers romans, dont La Forêt des Murmures, et, un peu plus loin, Jérémy Semet, auteur de Monsieur Sockette et Dans mon imagination (illustrations d´Anne-Sophie Le Saulnier), avait également son propre stand.

Comme vous pourrez le voir sur les photos ci-dessous, les cosplayers étaient à nouveau au rendez-vous, et parmi eux plusieurs personnages issus de notre BD parodique The Gutter ! 😃
Rorschach des Watchmen et Batman s´y sont d´ailleurs reconnus. 😊





Nous en avons profité pour essayer le live Facebook ! L´expérience a été plutôt sympa bien que, manquant d´expérience, la main de Natalie a pas mal tremblé ! 😝

Petite présentation de l´équipe :


Tour du salon :


Prochain rendez-vous avec Nats Editions au Festival du jeu de rôle de Kaysersberg les 29 et 30 avril 2017. Aurélie Genêt et David Royer ont déjà confirmé leur présence autour de Natalie. D´autres les rejoindront peut-être ! 😉

Pour ne louper aucune de nos actualités, n´hésitez pas à vous inscrire à notre Newsletter ou à nous suivre sur Facebook ou Twitter ! Nous y annonçons régulièrement des nouvelles dates. 😉

6 févr. 2017

A & E 2: Quarante ans que je t'aime - Interview de son auteure





http://blog.nats-editions.com/2017/01/a-e-2-quarante-ans-que-je-taime.html
A&E2 - Quarante ans que je t'aime

Lorsqu’un squelette est découvert sous les fondations d’une école primaire, c’est le commissaire Charles Gérand qui est chargé de l’enquête.

Très vite, des pistes le mènent à des faits et rumeurs liés à la diaspora chilienne ayant fui la dictature... il y a quarante ans.

Suivez une nouvelle enquête de Charles Gérand et son équipe, guidés par la plume toujours aussi efficace de Liliana Di Pietro.

Sortie le 20 février 2017
ISBN n° 978-3-95858-126-5
Prix 14€

Envie de le lire ? Rendez-vous sur la boutique en ligne. 



Bonjour Liliana, 

Peux-tu nous présenter ta série A&E ?  
A & E est une série policière. J’ai déjà écrit huit tomes, mais je suis persuadée que je ne m’arrêterai pas là. Chaque tome place au centre de l’intrigue une enquête sur un ou plusieurs crimes. Ce sont des romans d’énigme et de suspens.

Il ne s’agit pas de thrillers — genre qui a beaucoup de fans — dont l’objectif est de jouer sur la peur et les angoisses profondes du lecteur. Ce que je souhaite partager, c’est l’élucidation d’un fait criminel et les étapes de l’enquête pour y arriver : les indices, le suspens, les erreurs d’appréciation, les volte-face, mais aussi les confrontations psychologiques entre les suspects et les policiers, les avocats, les juges…

Je décris les doutes et les certitudes des enquêteurs, les preuves, leurs hypothèses, leurs problèmes personnels, mais aussi les personnes de l’entourage de la victime. J’ai toujours aimé les polars à l’anglaise, comme les enquêtes de l’inspecteur Morse, avec des intrigues imbriquées et des personnages complexes.

J’adore aussi les enquêtes minutieuses écrites par Michael Connelly, ex-journaliste d’investigation à Los Angeles, qui décortique un fait criminel sous tous les points de vue : celui du détective, du procureur, de la défense… Rien de plus intéressant pour moi que de voir et de revoir « Garde à vue », film mythique où, au centre d’une intrigue pleine de suspens, se confrontent deux personnalités dans un duel psychologique sans merci.

Le tome 2 de la série A & E, intitulé « Quarante ans que je t’aime », est un cold-case : un squelette est trouvé enterré sous les dalles d’une école primaire à Paris, un meurtre perpétré il y a quarante ans…

Les principaux protagonistes d’alors ? Camila, qui était une réfugiée chilienne en France après le coup d’État militaire de 1973 et Francis, un membre des services secrets français. Les acteurs d’aujourd’hui ? Malva, la fille de Camila, et son mystérieux père, et, bien sûr, le commissaire Gérand et son ami, le journaliste Greg Bachelet. 

D’après toi, est-il important de lire les tomes de la série selon leur ordre chronologique ou peuvent-ils se lire indépendamment les uns des autres ? 
Les tomes peuvent être lus d’une façon indépendante, car les enquêtes, toutes différentes, le sont. Ce qui se suit, d’un tome à l’autre, ce sont les histoires personnelles des personnages principaux. Mais, même si on n’a pas lu les tomes précédents, on peut suivre sans problème l’histoire. De toute façon, je me débrouille pour faire un petit rappel sur chaque personnage qui était intervenu dans le tome précédent. 

Peux-tu nous en dire un peu plus sur les personnages principaux et leurs relations (sans spolier, bien sûr !) ? 
Comme dans presque tout polar, le personnage principal est un commissaire, Charles Gérand. Autour de lui, son ami, le journaliste Greg Bachelet, et sa femme, Sarah, et des officiers de la brigade criminelle qui sont au cœur des enquêtes. Hormis les personnages principaux, les autres ne sont pas tous mis en relief dans les tomes successifs, certains disparaissent, d’autres font surface. 

Une lectrice demande si tu as systématiquement visité les lieux et pays dans lesquels se déroulent les faits. 
Oui, j’ai eu la chance de beaucoup voyager et, lorsque l’occasion se présente, je continue de le faire. De chaque lieu visité, je garde des impressions, une atmosphère et surtout les visages des gens et leur façon de vivre. C’est difficile à croire, mais la langue française n’est pas ta langue maternelle ! Pourtant, tu la maîtrises parfaitement… 

Est-ce que tu as une facilité avec les langues étrangères ou est-ce le fruit d’un long travail ? [Stp donne des espoirs à notre éditrice vis-à-vis de son apprentissage de la langue allemande !] Parfaitement, c’est un peu trop dire. En effet, j’ai de la facilité pour les langues étrangères, mais, si je peux m’aventurer à écrire des romans dans la langue de Molière, c’est surtout parce que j’habite en France depuis presque trente ans. Si je ne le pouvais pas, ce serait définitivement sans remède et sans espoir. Courage à notre éditrice !

Mais le parcours est long et rempli d’embûches. Après tant d’années, je dois encore réfléchir pour voir si tel ou tel verbe est transitif ou intransitif, ou si un nom est masculin ou féminin. Je me demande souvent d’où provient cette manie perverse des peuples qui ont hérité leur langue du latin de s’obstiner à faire comme bon leur semble. J’ai parfois aussi des doutes pour savoir si l’expression que je viens d’utiliser avec fierté n’est pas une simple traduction d’une expression courante dans ma langue natale et que personne ne comprendrait en français. 

D’où tiens-tu ton inspiration, en particulier pour les enquêtes ? De faits divers vus dans les journaux, ou est-ce totalement le fruit de ton imagination ? 
Elles sont le fruit de mon imagination. Je dois admettre, sans fausse modestie, qu’elle a toujours été très fertile. Je pense qu’écrire des histoires et inventer des personnages est presque une soupape qui me permet de m’évader.


Plus que quelques jours de patience pour lire ce tome 2 ! Et pour en savoir plus sur l'auteure, vous pouvez lire sa fiche ici.